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Le grenier de mon Moulins

Histoire de Moulins (Allier) et anecdotes anciennes

Louis Coulon, le barbu bourbonnais

Publié le 20 Septembre 2015 par Louisdelallier

Louis Coulon, le barbu bourbonnais

Le 7 février 1897, Louis Coulon est de passage à Moulins. Il rend visite à Monsieur Philippe, l’un de ses amis, aubergiste à Yzeure. Les danseurs qui se trouvent réunis l‘après-midi à l’auberge profitent du spectacle offert par ce barbu remarquable dont la barbe mesure 3m 32.Il repart par le train de 19 heures pour retourner à Montluçon où il est mouleur en fonte à l’usine Saint-Jacques.

Son histoire pilaire remonte à ses douze ans, époque où il se rasait déjà et usait très vite la lame de son rasoir. À quatorze ans, il arborait une barbe de 30 centimètres. Six ans après, sa barbe atteint un mètre. En 1878, il se déplace à Paris pour faire constater officiellement son record. Il devance un Anglais de 30 ans.

Le Voleur illustré du 28 février 1889 (Louis Coulon a 63 ans) fait son portrait. Il est également cité dans la revue La Nature. Sa barbe alors de 2m 32 lui vaut les propositions de cirques qui veulent l’enrôler et 10 000 francs d'un certain Lord William pour effectuer un voyage de démonstration. Il refuse car cet excellent ouvrier, bien que très fier de sa barbe, ne souhaite pas devenir un monstre de foire. Le 24 février 1899, il fait la une du Journal illustré.

Ce petit homme de 1m 59 peut rejeter deux fois sa barbe sur son bras comme un sénateur romain le ferait avec sa toge. Lorsqu’il est en tenue de ville, il l’enroule autour de son cou. Il apprécie d’y loger confortablement son chat. Pour l’entretenir, il la lave dans les eaux du Cher qui coule à Montluçon.

Il reçoit encore les honneurs de la presse en juillet 1914. La ville de Montluçon organise le 5 juillet une fête de la vieillesse dans le quartier de Ville-Gozet, place des marais. Ont répondu à l’invitation 25 couples d'octogénaires et de nonagénaires qui comptabilisent 40 siècles d'existence. Louis Coulon est choisi pour présider le banquet offert en l’honneur de la vieillesse. Le Petit Parisien du 6 juillet 1914, La Lanterne du 7 juillet 1914 et Le Petit journal du 19 juillet 1914 mentionnent l’évènement. Louis Coulon est visible sur le dessin de première page du Petit Journal.

Né à Vandenesse dans la Nièvre le 26 février 1826, il décède à Montluçon le 2 novembre 1916. Le Figaro du jour signale sa disparition et précise qu’il était le doyen des ouvriers métallurgistes de France. Il détenait encore son record national de la barbe la plus longue, 3m 35.

Louis Delallier

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