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Le grenier de mon Moulins

Histoire de Moulins (Allier) et anecdotes anciennes

Marcel Lemesle, marchand moulinois de vêtements, s'amuse à ses heures

Publié le 6 Avril 2016 par Louisdelallier

Le Courrier de l'Allier, mai 1921

Le Courrier de l'Allier, mai 1921

En bas de la rue d’Allier, la maison Lemesle, vieille moulinoise, est en cours de transformation complète. Pendant les trois premiers mois de l’année 1924, les passants, qui ne font pas que passer, commentent les travaux avec satisfaction. La démolition des deux petits immeubles et leur remplacement par un beau et grand magasin ne pourra jamais se faire en si peu de temps. L’entreprise Chaumette a beau être efficace, ça n’est pas gagné. L’aménagement intérieur, la pose des rideaux de fer ne sont pas près d’être terminés. Les appréciations proviennent de non-connaisseurs qui se transforment tout à coup en maçons, menuisiers, électriciens expérimentés à qui on ne la fait pas.

Ils auront tort. En avril comme prévu, les nouveaux magasins ouvrent aux numéros 6, 11 et 13 rue d’Allier. Cette maison de confection de vêtements sur mesure pour hommes, jeunes gens et enfants, chemiserie et de vente de fourrures qui se présentait comme essentiellement française en 1900 annonce se spécialiser dans les vêtements pour garçonnets et fillettes tout en conservant son rayon de chemiserie pour hommes.

Marcel Lemesle est aussi un commerçant joueur. En effet, il lui arrive de lancer des ballons pour enfants auxquels il fixe une carte-prime pour un cadeau offert à la personne qui la trouve. Le ballon lancé le 18 septembre 1924, porteur d’un bon pour une chemise boy-scout se pose à Waldenbuch au sud de Stuttgart, soit à près de 600 km de Moulins.

La carte est renvoyée chez Lemesle avec le texte suivant :

Waldenbuch den 26 september 1924

Monsieur,
Un ballon en très bon état a fait sa descente ici le 18 courant 
à six heures du soir. Une pauvre enfant a trouvé la carte suivante 
et serait très reconnaissante pour la chemise promise ; L’enfant est 
âgée de douze ans.
Agréez, monsieur mes compliments respectueux.

Wilhelm Binder

Il va de soi que la chemise est partie à Waldenbuch dans les plus brefs délais.

Louis Delallier

Le Courrier de l'Allier avril 1924

Le Courrier de l'Allier avril 1924

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