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Le grenier de mon Moulins

Histoire de Moulins (Allier) et anecdotes anciennes

Des Moulinois soignés par les pilules Foster

Publié le 20 Novembre 2022 par Louisdelallier

Le Petit Journal du 18 mars 1922 repris par Le Progrès de l'Allier du 21 mars

Le Petit Journal du 18 mars 1922 repris par Le Progrès de l'Allier du 21 mars

Mal de dos, rhumatismes, sciatique, goutte, gravelle, coliques néphrétiques, enflures des chevilles, albumine, cystite, catarrhe de la vessie, urines troubles, foncées qui se déposent comme de la brique pilée et les malaises arthritiques si pénibles qui dégénèrent vite, faute de soins, en crises aiguës et en maladies chroniques. Si vous êtes mal à l’aise, fatigué sans raison, sujet à des maux e tête, de l’insomnie et des vertiges, les Pilules Foster en chassant l‘acide urique vous permettent de retrouver la santé.

A l’égal des pilules Pink, la Revalescière ou encore l’émulsion Scott, les pilules Foster sont présentées comme un traitement facile à suivre, à la portée de tout le monde et surtout à l’efficacité sans faille. Il est toutefois conseillé de se mettre aussitôt à l’eau pure et de manger simplement comme dans son enfance pour renforcer les effets de cette « source de santé et de bien-être parfaits ».

De nombreux encarts publicitaires paraissent dans la presse nationale et la presse locale avec la plupart du temps des titres accrocheurs tels « Un fait qui s’est produit à Moulins », « Sujet de conversation générale à Moulins », « La renaissance d’un habitant de Moulins » adaptés bien évidemment aux lieux où paraissent les journaux.

Les témoignages de Moulinois égrenés au fil des années sont dithyrambiques. Tous parlent de soulagement rapide et de guérison totale. Leurs nom, prénom, adresse sont donnés et les recensements confirment leur existence.

François Lagarde, 16 place de la Liberté, né en 1861, journalier chez Desbordes, pharmacien, souffrait de maux de reins depuis 5 ans et ne pouvait plus travailler. Il explique en avril, juillet et décembre 1906, en février, mai et novembre 1907 qu’  il a eu l’heureuse idée de se rendre à la pharmacie Desbordes, rue Gambetta, pour se procurer les pilules Foster. Dès le début du traitement, son état s’est amélioré. La renaissance d’un habitant de Moulins, c’est lui ! reconnaissant et prêt à transmettre son expérience.

Léontine Chevalier, née en 1877, journalière, 65 rue de Bourgogne a pu venir à bout de douleurs lancinantes, parfois violentes, de malaises et de vertiges qui duraient depuis plus de sept ans. Il n’aura fallu que trois semaines pour qu’ils cèdent assure-t-elle les 21 septembre 1907 et 28 mars 1908.

Antoine Jacquet, 159 rue de Bourgogne, né en 1834, peut à peine se baisser et encore moins se redresser depuis des années, ni se retourner dans son lit. Deux semaines auront suffi pour faucher à nouveau sans entrave malgré ses 76 ans. Encarts des 15 mai 1907 et 25 avril 1908.

Monsieur Bréchet au 27 rue Régemortes, né en 1836, s’exprime les 27 juillet et 23 novembre 1907 sur les nombreux remèdes avalés et les dépenses inutiles pour lutter contre des douleurs continuelles, des éblouissements en se levant, des vertiges et des malaises. Lui aussi a trouvé le salut avec les pilules Foster.

Les 4 décembre 1907, 11 mars et 18 juillet 1908, Mélanie Réfutin, 44 rue des Potiers, née en 1876, concierge chez Fayet, annonce qu’elle a été guérie d’anciennes et atroces souffrances dans le dos, de cauchemars, de sueurs, d’un manque d’appétit, d’une mauvaise digestion, de vertiges et d’oppression. Son mari, Louis, est employé de la pharmacie Desbordes qui vend le remède miracle. Encore un témoin lié à ce professionnel de la vente de médicaments.

Gilbert Chargros, 40 rue du Champgrenier, né en 1842, tanneur chez Sorrel, souffre depuis 15 ans de rhumatismes, d’enflures aux genoux et aux chevilles qui l’ont contraint à arrêter de travailler à plusieurs reprises. Témoignages en septembre et novembre 1906 et février 1908.

Louis Pelé, 3 rue des Garceaux, cimentier né en 1862, est empêché de travailler par des douleurs atroces dans le dos pendant 6 mois. Frictions et cataplasmes sinapisés ont été inefficaces. Les pilules Foster l’ont sauvé !  En avril, septembre 1906, juin 1907 et mai 1908, il certifie exacts ses propos et en autorise la publication.

En septembre 1910, le 3, Mme Cantat, 12 rue Louis-Blanc, marche avec peine et ressent des douleurs comme des coups de poignard dans les reins principalement l’hiver. Après deux semaines alitée, elle retrouve vigueur et souplesse au point d’étonner son entourage.

Le 18 décembre 1910, c’est le tour de Jules Gros, débitant 18 rue de la Fraternité, né en 1859, qui supportait des douleurs dans les reins, les jambes, les épaules et les bras, des étourdissements parfois, et ce depuis 4 ans. Les pilules Foster lui ont rendu la sérénité.

M. Héral, 16 rue de la Batterie, était presque immobilisé par des sensations d’enfoncements de pointes dans les reins. Le 10 février 1911, il affirme que tout a disparu en quelques jours de traitement.

En octobre 1912, Mme Jeanne Audin, 65 ans, 2 rue Louis-Blanc, revit, elle aussi. Ses mouvements sont libérés. Elle se baisse et se redresse comme avant. Mme Madeleine Leprêtre, 39 ans, épicière, rue du 14 juillet 1912 souffre des reins depuis la naissance de son dernier enfant. Il a suffi d’un mois d’absorption de pilules pour que ses vertiges, éblouissements et douleurs diverses ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

Madame Desroches, 60 ans, rue du Rivage, témoigne en novembre 1912 des résultats bénéfiques du traitement sur ses maux de tête, de reins, ses troubles de la vue en un mois seulement.

Enfin, Louise Gonnet, 12 rue Louis-Blanc, née en 1876, confirme, le 18 mars 1922, ce qu’elle a déclaré en janvier 1910. Comme tous les autres, elle avait tenté en vain quantité de remèdes pour calmer ses souffrances du dos jusqu’à entendre parler des pilules Foster. Non seulement le traitement l’a complètement soulagée, mais elle n’a plus jamais eu mal.

Près d’un siècle après leur arrivée sur le marché, elles étaient encore en vente chez H. Binac, pharmacien, 25 rue Saint-Ferdinand, Paris ou dans toutes les bonnes pharmacies.

 

Louis Delallier

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