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Le grenier de mon Moulins

Histoire de Moulins (Allier) et anecdotes anciennes

Carte d’état-major : mise en service en août 1848 de la première feuille concernant Moulins

Publié le 16 Mai 2013 par Louisdelallier

Carte de Cassini

La carte topographique générale de la France dite de l’Observatoire ou de l’Académie est commencée en 1750 sur l’ordre de Louis XV par Cassini de Thury.

En 1756, le gouvernement en ajourne la publication. Mais, Cassini parvient à constituer une société qui continue les travaux.

En 1760, cinquante feuilles sont terminées au nord de Bourges et de Nevers. Peu après, vient le tour de Moulins.

La feuille de Moulins s’étend de Mars-sur-Allier à Bessay et de Theneuille à au-delà de Bourbon-Lancy. Mais, le relief est approximatif et ne comprend pas de cotes de niveau. Seules les grandes routes sont représentées : celle de Lyon par le Bourbonnais, la route de Clermont en Auvergne, la route de la Marche, celles de Bourgogne, de Decize et quelques autres. Les voies secondaires et les chemins ruraux ne figurent pas. Les forêts, les taillis, les étangs et les plus petits ruisseaux sont indiqués comme la Queune, l’Ours, la Burge.

Suivant l’ancien système, les paroisses, les chapelles, les châteaux, les hameaux, les fiefs, les moulins et les métairies sont exprimés par des groupes de maisonnettes et des clochers en perspective, On trouve Aurouër, Gennetines, Chézy, Bresnay ou des paroisses disparues aujourd’hui comme Saint-Bonnet, Souvigny-le-Thion, Neufglize, Soupaize, la Faye, Saint-Pourçain-Malchère, Lucenay-en-Valet, Comps, Le Breuil, Bessay-le-Monial etc.

Les noms sont parfois déformés : à Yzeure, les Bataillots sont appelés Bataillat. Bagueux est Rayeux, les Judets sont les Judes,

Carte d’état-major : mise en service en août 1848 de la première feuille concernant Moulins

Les imperfections de la carte de Cassini conduisent à son remplacement. A la suite de l’intervention du comte de Laplace, une commission royale est constituée en 1817 pour examiner le projet d’une nouvelle carte et pour en poser les bases et le mode d’exécution.

L’examen des mesures de détail, la recherche des propriétés techniques de la réalisation sont réservés à la commission du dépôt de la guerre.

L’arpentage commence en 1819 et se termine en 1854. Par mesure d’économie, on se contente du 80 000e pour la gravure et du 40 000e pour les minutes. La carte est alors considérée strictement du point de vue militaire.

Les premières cartes sont dressées avant le développement du réseau routier et des chemins de fer. Elles ne sont pas terminées que des retouches doivent être effectuées.

La révision méthodique n’est entreprise qu’à partir de 1860 à partir de documents transmis par les administrations publiques, mais non contrôlés sur le terrain et trop souvent défectueux.

De 1873 à 1888, cette révision est effectuée d’abord par des officiers d’état-major, puis par les bureaux topographiques de l’armée. L’objectif de révision tous les cinq ans n’est pas tenu. Après 1889, la révision est dirigée par le service géographique de l’armée et confiée à un petit nombre d’officiers très expérimentés.

La feuille de Moulins porte le numéro 146. Les travaux de topographie du premier ordre sont exécutés en 1831 par le chef d’escadron Filhon et le lieutenant Pissis (quadrilatère Lyon-Ussel-Bourges-Chalon - partie sud), par le capitaine Foulard et le lieutenant Boissière (partie nord), et en 1834 par le capitaine Foulard et le lieutenant Saint-Sauveur (quadrilatère Bourges-Beaune-Lyon-Ussel).

Ceux du deuxième et troisième ordre datent de 1839 (capitaine Blondal).

Les travaux de topographie sur le terrain sont entrepris en 1840 sous la direction du lieutenant-colonel de Guilbert, par les capitaines Gouyon (remplacé par de Terrasson, Delteil, Chépy, le lieutenant de Thouron et continués l’année suivante par les capitaines Gardanne et de Coynart (chef Puillon-Boblaye).

Le dessin est achevé en 1844. Ses auteurs en sont Vié pour le trait, Duvolenay pour la lettre, Régnier, Chartier, Fialkowski pour le relief.

La gravure est terminée en 1847 par Pierron pour le trait, Hacq pour la lettre, Lestoquoy pour le relief, Flahaut pour les eaux.

La première feuille paraît en 1848 soit sept ou huit ans après les opérations sur le terrain. Elle ne subit guère de modifications avant 1885, date à laquelle elle bénéficie d’une révision sérieuse. Le « type 1889 » dessiné en 1892 par Alavoine, Launay, Régnier et Thiveau est gravé en 1894 par de Blaesère, Hallé, Mercadié, Trinquier après la révision d’ensemble de 1891.

Cent ans après, en 1948, les feuilles en librairie portent la mise à jour de 1904.

Louis Delallier

révision de 1880

révision de 1880

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